18e congrès de l’Union départementale CGT du Val-de-Marne

Villejuif les 5,6, et 7 octobre 2011

Pour celui qui avait vécu le Congrès extraordinaire, impossible de prédire la façon dont allait se tenir ce 18e congrès.
Et pourtant.

De riches débats ont porté, dans le respect des positions de chacun, la réflexion et sur l’action revendicative dans le département du Val-de-Marne.
Quelle expérience ce fut de vivre ces trois jours !
Et si tout le monde n’est pas tombé d’accord, c’est malgré tout dans la sérénité que tous les points de vue se sont exprimés.
Oui, malgré tout. Malgré la crise ayant eu lieu dans la direction de l’UD.
Malgré ce fameux Congrès extraordinaire, dont j’étais ressorti amer, non par l’issue de l’élection de la CE et du bureau du secrétariat, mais par les tensions, l’ambiance et la triste image que la CGT avait donné.
Nous n’avions pas envie, mes camarades et moi, de revivre un tel moment, et c’est presque l’âme en peine que nous nous étions rendu en ce jour du mercredi 5 octobre à Villejuif.

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Des congressistes studieux.

C’est une organisation au cordeau que nous avons découvert, introduisant à tous les niveaux la volonté de bon déroulement des travaux du Congrès.
L’introduction de l’affichage d’un compteur géant pour le temps de parole des intervenants laissa pantois plus d’un bavard. Certes, la nature humaine n’est pas naturellement encline au cadre de la bienséance et des camarades furent quelque peu surpris de ces nouvelles pratiques.
Je tiens à saluer les militants qui ont organisé ce congrès. La tâche ne fut pas aisée mais grâce à eux, nous avons pu sentir qu’une seule chose comptait, les débats.

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De l’action, des débats, des présentations, des témoignages, la lecture des rapports, de l’analyse, un seul mot en ligne de mire, la lutte. Une seule idée commune à tous, la volonté de construire partout la mobilisation.
Développement des Services Publics, enjeux des politiques industrielles, risques et avenir du « Grand Paris », les sujets débattus en lien direct avec le Val-de-Marne m’ont passionné et percuté. La lutte quotidienne dans nos entreprises peut parfois nous faire perdre de vue les perspectives de luttes qui se jouent à côté de nous. Ce congrès fut pour moi une bouffée d’oxygène.
Mais point d’angélisme ! L’actualité nous ramena à la réalité des luttes et des attaques contre les salariés. Notamment par la charge des CRS contre des personnels soignants qui manifestaient dans le calme à Lyon. Encore une fois l’action syndicale fut réprimée dans la violence, preuve ultime que le pouvoir en place à la solde du patronat se sent intimement menacé par le mouvement syndical.

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Bien sûr, la crise économique et ses conséquences pour les salariés fut en filigrane pendant ces trois jours. La lecture d’une lettre d’un camarade grec témoignant de la dureté de la vie et de la violence sociale issues des plans d’austérité successifs nous glaça les sangs. Décision fut prise alors par tous les congressistes d’envoyer une marque du soutien indéfectible de la CGT au peuple grec.
C’est avec la même émotion, le même silence que nous écoutâmes l’intervention de l’IHS du Val-de-Marne nous rappelant le 70e anniversaire de Châteaubriant et le 50e anniversaire de Charonne.
L’engagement de nos anciens, payé au prix fort, doit sans cesse animer la flamme de la résistance qui est en nous et qui, en ces temps où le capitalisme ne laisse aucun répit aux travailleurs, nous montre la voie de la lutte.
L’élection de la CE de l’UD se fit le vendredi 7, et je fus élu parmi nombre de mes camarades. La tâche est grande et les enjeux au rendez vous. Camille Montuelle fut réélue secrétaire générale de l’Union Départementale à l’unanimité, preuve de la reconnaissance par tous de ses qualités et de son implication.

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Pour qui a vécu le 18e Congrès, toujours impossible de prédire l’avenir.
Mais c’est unis, rassemblés et déterminés, prêts à en découdre, que nous nous sommes retrouvés pour lutter.

Benjamin Briant